Menschen

Es gab einmal eine Zeit, da lebte diese Erde von Vielfalt, Andersartigkeit und Unterschieden, die diesen einst so schönen Planeten so bereichert haben; auch durch Reibereien.

Aber irgendwann stellte man fest, dass es gesünder ist so oder so zu sein und das hat so viele überzeugt dass es am Ende keine Wahl mehr war, gesund zu leben, sondern eine Pflicht.

Und wo man schon beim Vorschreiben war, setzte man auch gleich fest, was schön und gut ist, richtig und falsch, böse, verwerflich und darüber tadelns und verachtenswürdig.

Wie praktisch, dass es diese Argumentationskette gab, denn dann merkt keiner, dass er nicht für sich besser wird, sondern für andere.

Der Gesunde muss sich nicht über den Kranken echauffieren, weil es doch logisch ist, dass man so wie er leben will, vom einzigen wahren Nutznießer, dem Geld, ganz abgesehen.

Gesund und schön zu sein, wurde eine Pflicht und aus besonders weil gesund und schön, wurde normal.

Man und Frau und alle dazwischen und außerhalb die diesen Maximen nicht entsprechen wollten (denn eigentlich kann das ja jeder der will, so die Logik), wurden ausgestoßen.

Aus besonders wurde gleich und es wird die Zeit geben, wo gleich überflüssig sein wird, denn warum sein, wenn es einen oder eine als so wie man ist schon gibt?

Euer Ulf

In english

There was once a time when this earth thrived on diversity, otherness and differences, which enriched this once beautiful planet; also through friction.

But at some point, people realized that it was healthier to be one way or the other and this convinced so many that in the end it was no longer a choice to live healthily, but a duty.

And while we were on the subject of prescribing, we also established what was good and what was right and wrong, evil, reprehensible and above all reprehensible and despicable.

How convenient that this chain of reasoning existed, because then no one would notice that they were not getting better for themselves, but for others.

The healthy person doesn’t have to get angry at the sick person because it’s logical to want to live like them, not to mention the only real beneficiary, money.

Being healthy and beautiful would become a duty and being special because you are healthy and beautiful would become normal.

Men and women and everyone in between and outside who did not want to conform to these maxims (because anyone who wants to can, according to the logic) were cast out.

Special became equal and there will be a time when equal will be superfluous, because why be, when there is already one or one as one is?

Your Ulf

En francaise

Il fut un temps où cette terre vivait de la diversité, de l’altérité et des différences qui enrichissaient tant cette planète autrefois si belle ; même par des frictions.

Mais à un moment donné, on s’est rendu compte qu’il était plus sain d’être comme ceci ou comme cela, et cela a convaincu tant de gens qu’au final, ce n’était plus un choix de vivre sainement, mais une obligation.

Et tant qu’à prescrire, on a aussi fixé ce qui est beau et bon, juste et faux, mauvais, répréhensible et par-dessus tout blâmable et méprisable.

Comme c’était pratique d’avoir cette chaîne d’arguments, car personne ne remarque alors qu’il ne s’améliore pas pour lui-même, mais pour les autres.

La personne en bonne santé n’a pas besoin de s’en prendre au malade, car il est tout de même logique de vouloir vivre comme lui, sans parler du seul véritable bénéficiaire, l’argent.

Être en bonne santé et beau deviendrait un devoir et de spécial parce que sain et beau, deviendrait normal.

L’homme et la femme et tous ceux qui se trouvaient entre les deux et à l’extérieur et qui ne voulaient pas se conformer à ces maximes (car en fait, tous ceux qui le voulaient pouvaient le faire, selon la logique) étaient rejetés.

De spécial, on est devenu égal, et il arrivera un moment où l’égal sera superflu, car pourquoi être si l’on existe déjà tel que l’on est ?

Votre Ulf

El Español

Hommes
Il fut un temps où cette terre vivait de la diversité, de l’altérité et des différences qui enrichissaient tant cette planète autrefois si belle ; même par friction.

Mais à un moment donné, on s’est rendu compte qu’il était plus sain d’être comme ceci ou comme cela, et cela a convaincu tant de gens qu’au final, vivre sainement n’était plus un choix, mais une obligation.

Et puisqu’on en était à imposer quelque chose, on définissait aussi ce qui était beau et bon, juste et faux, mauvais, répréhensible et surtout blâmable et méprisable.

Comme il était pratique d’avoir cette chaîne d’arguments, car ainsi personne ne remarque qu’il ne s’améliore pas pour lui-même, mais pour les autres.

Le bien portant n’a pas besoin d’attaquer le malade, car il est logique qu’il veuille vivre comme lui, sans parler du seul véritable bénéficiaire, l’argent.

Être en bonne santé et beau deviendrait un devoir et de spécial, parce que sain et beau, deviendrait normal.

L’homme et la femme, et tous ceux qui se trouvaient entre les deux et en dehors et qui ne voulaient pas se conformer à ces maximes (car en fait, tous ceux qui le voulaient pouvaient le faire, selon la logique), étaient rejetés.

De spécial, on est devenu égal, et il viendra un temps où l’égal deviendra superflu, car pourquoi être si l’on existe déjà tel que l’on est ?

Votre Ulf

Kultivierte Ignoranz

Silvana geht es wieder besser und auch mir geht es gut. All das kann am guten Wetter liegen, aber auch daran, dass Silvana wieder näht (eine Hose für mich, grins) und immer mehr Schüler bei mir Unterricht wünschen, was extrem schön ist, denn ich bin wirklich ein Grammatiknazi.

Aber vielleicht auch, wo wir schon beim Thema Nazi und Politik sind, dass die Internetabstinenz wirkt. Ich habe keine Ahnung (nur ein ungutes Gefühl, zugegeben) wie es um die Präsidentschaftswahlen in den USA steht und auch von dem Pack in Europa tangiert mich grad nichts. Ich kann ja eh nichts ändern, ich alter Schwarzmaler, der das alles schon vor einigen Jahren prognostiziert hat. Seis drum.

Wir lassen es uns gut gehen, leben so, wie wir es für richtig halten, statt es anderen vorzubeten und genießen, dass uns keiner sagt, was wir alles vergessen haben könnten.

Denn hier ist das, was wir vergessen haben einfach nicht da, wie praktisch, oder?!

Euer Ulf

In english

Cultivated ignorance
Silvana is feeling better again and I’m doing well too. All this could be due to the good weather, but also to the fact that Silvana is sewing again (pants for me, grin) and more and more students are asking me for lessons, which is extremely nice, because I really am a grammar Nazi.

But perhaps also, while we’re on the subject of Nazis and politics, that the internet abstinence is having an effect. I have no idea (just a bad feeling, admittedly) about the presidential elections in the USA and I’m not really bothered by any of the mob in Europe. I can’t change anything anyway, me old doomsayer who predicted it all a few years ago. So be it.

We’ll take it easy, live the way we think is right instead of praying to others and enjoy the fact that nobody tells us what we might have forgotten.

Because what we have forgotten is simply not here, how convenient, isn’t it?

Your Ulf

En francaise

L’ignorance cultivée
Silvana va de nouveau mieux et moi aussi, je vais bien. Tout cela peut être dû au beau temps, mais aussi au fait que Silvana se remet à coudre (un pantalon pour moi, sourire) et que de plus en plus d’élèves souhaitent que je leur donne des cours, ce qui est extrêmement agréable, car je suis vraiment un nazi de la grammaire.

Mais peut-être aussi, puisque nous parlons de nazisme et de politique, que l’abstinence d’Internet fait son effet. Je n’ai aucune idée (juste un mauvais pressentiment, je l’avoue) de ce qu’il en est des élections présidentielles aux États-Unis et rien ne me touche non plus de la part de la racaille en Europe. De toute façon, je ne peux rien changer, moi le vieux noir qui a prédit tout cela il y a quelques années déjà. Qu’il en soit ainsi.

Nous nous laissons aller, vivons comme nous l’entendons au lieu de le répéter aux autres et profitons du fait que personne ne nous dise ce que nous avons pu oublier.

Car ici, ce que nous avons oublié n’est tout simplement pas là, comme c’est pratique, non ?!

Votre Ulf

El Español

Ignorancia cultivada
Silvana vuelve a encontrarse mejor y a mí también me va bien. Puede que se deba al buen tiempo, pero también a que Silvana vuelve a coser (un pantalón para mí, sonríe) y a que cada vez más alumnos me piden clases, lo cual es muy agradable, porque realmente soy un nazi de la gramática.

Pero quizás también, ya que hablamos de nazis y política, que la abstinencia de internet esté surtiendo efecto. No tengo ni idea (sólo un mal presentimiento, hay que reconocerlo) de las elecciones presidenciales en EE.UU. y no me preocupa mucho la mafia en Europa. De todas formas no puedo cambiar nada, yo, viejo agorero que lo predije todo hace unos años. Que así sea.

Nos lo tomaremos con calma, viviremos como creamos que es correcto en lugar de rezar a los demás y disfrutaremos del hecho de que nadie nos diga lo que podríamos haber olvidado.

Porque lo que hemos olvidado simplemente no está aquí, qué conveniente, ¿no?

Tu Ulf

Schlaf Dich gesund, kleiner Tiger

Na ja, irgendwann musste er kommen, der nicht so gute Tag. Aber ich fühle mich gewappnet, weil Silvana mich stark gemacht hat..

Ja, sie war es auch, die mich zu meinem Buch erneut motivierte, jenem Ding, dass mich so tief in die Seele blicken lässt, dass mir dann und wann die Leichtigkeit abhanden geht, die meine Frau grad braucht.

Aber da ich schon begonnen hatte und nur weiter schrieb, sind schon sehr viele Baustellen zumindest provisorisch auf digitalem Papier gebannt und somit der Gefahr enthoben, mich unverhofft in einem Moment des „das hab ich noch ganz vergessen“ zu überkommen, weshalb ich jetzt die Zeilen beiseite legen kann, um mich meiner Frau zu widmen.

Sie schläft und ich wache wie ein Wärter vor ihrer Tür, damit ihr nichts geschieht,so wie sie es in der letzten Zeit so oft für mich getan hat.

Ich muss nur die Stunden vorbereiten und geben und anschließend den kleinen Drecksack bändigen, der mich so oft im Griff hat er aber weil ich schon (wieder) 120 Seiten geschrieben habe, ist meine Seele leichter denn je und ich kann sogar nicht gezahlte Rechnungen (von anderen) mit Würde ertragen, denn sie sind ja das Einzige, dass gerade Missstimmung in meiner Seele verbreitet.

Silvana ist „nur“ schwach und ich freue mich beinahe, auch ihr endlich etwas zurück geben zu können, nämlich die Stärke mit der sie mich so oft wieder auf die Beine gebracht hat.

Bis morgen mein Schatz,

Dein Ulf

In english

Sleep well, little tiger
Well, it had to come at some point, the not-so-good day. But I feel prepared because Silvana made me strong.

Yes, she was also the one who motivated me to write my book again, the thing that lets me look so deeply into my soul that I sometimes lose the lightness that my wife needs at the moment.

But since I had already started and was just continuing to write, a lot of construction sites have already been at least provisionally banished to digital paper and thus saved from the danger of me unexpectedly being overcome by a moment of „I forgot all about that“, which is why I can now put the lines aside to devote myself to my wife.

She is asleep and I am watching like a guard at her door so that nothing happens to her, as she has done so often for me recently.

I just have to prepare and give the lessons and then tame the little scumbag who so often has me in his grip, but because I’ve already written 120 pages (again), my soul is lighter than ever and I can even bear unpaid bills (from others) with dignity, because they are the only thing that is currently spreading discontent in my soul.

Silvana is „only“ weak and I am almost happy to finally be able to give her something back, namely the strength with which she so often got me back on my feet.

See you tomorrow, my darling,

Your Ulf

En francaise

Dors bien, petit tigre
Eh bien, il fallait bien qu’il arrive un jour, ce jour pas si bon que ça. Mais je me sens armé, car Silvana m’a rendu fort.

Oui, c’est aussi elle qui m’a remotivé pour mon livre, cette chose qui me permet d’aller si loin dans l’âme que je perds de temps en temps la légèreté dont ma femme a besoin en ce moment.

Mais comme j’avais déjà commencé et que je n’ai fait que continuer à écrire, de nombreux chantiers ont déjà été provisoirement couchés sur le papier numérique et ne risquent donc pas de me rattraper à l’improviste dans un moment de „j’ai encore tout oublié“, c’est pourquoi je peux maintenant mettre ces lignes de côté pour me consacrer à ma femme.

Elle dort et je veille comme un gardien devant sa porte pour qu’il ne lui arrive rien, comme elle l’a si souvent fait pour moi ces derniers temps.

Je n’ai qu’à préparer et à donner les cours, puis à maîtriser la petite ordure qui me tient si souvent sous son emprise, mais comme j’ai déjà (à nouveau) écrit 120 pages, mon âme est plus légère que jamais et je peux même supporter avec dignité les factures impayées (par d’autres), car c’est la seule chose qui répand de la mauvaise humeur dans mon âme.

Silvana n’est „que“ faible et je me réjouis presque de pouvoir enfin lui rendre quelque chose, à savoir la force avec laquelle elle m’a si souvent remis sur pied.

À demain, ma chérie,

Ton Ulf

El Español

Duerme bien, pequeño tigre
Bueno, alguna vez tenía que llegar el día no tan bueno. Pero me siento preparado porque Silvana me hizo fuerte.

Sí, también fue ella quien me motivó a escribir de nuevo mi libro, aquello que me permite mirar tan profundamente en mi alma que a veces pierdo la ligereza que mi mujer necesita en estos momentos.

Pero como ya había empezado y sólo seguía escribiendo, muchas obras ya han sido desterradas al menos provisionalmente al papel digital y salvadas así del peligro de superarme inesperadamente en un momento de „se me había olvidado todo eso“, por lo que ahora puedo dejar las líneas a un lado para dedicarme a mi mujer.

Ella duerme y yo vigilo como un guardia a su puerta para que no le pase nada, como tantas veces ha hecho por mí últimamente.

Sólo tengo que preparar y dar las lecciones y luego domar al cabroncete que tantas veces me tiene en sus garras, pero como ya he escrito 120 páginas (otra vez), tengo el alma más ligera que nunca y hasta puedo soportar con dignidad las facturas impagadas (de otros), porque son lo único que está sembrando el descontento en mi alma.

Silvana es „sólo“ débil y casi me siento feliz de poder devolverle por fin algo, a saber, la fuerza con la que tantas veces me ha sacado a flote.

Hasta mañana, querida,

Tu Ulf

Eine musikalischer Fuge der Zeit

Nachdem einige Monate vergangen sind und auch die Karten mir rieten zu schreiben, hab ich gestern endlich wieder das Buch hervorgeholt, was wie eine schwere Last auf meinen Schultern um seine Niederschrift bettelte.

Ich muss es jetzt einfach beenden, damit ich diesen Teil meines Lebens in meiner Seele zu Grabe tragen kann. Es muss geschlossen werden. Ich darf nicht mehr daran denken müssen, dass dort so viele Wunden blutend vor sich hin vegetieren.

Wenn es fertig ist, brauche ich nie wieder denken „ach ja“ und kann mich auf die wirklich noch zu schreibende Geschichte, die Zukunft konzentrieren.

Ich habe Angst und es tut weh, als würde ich alles wieder erleben, aber ich werde den Drang zu schieben nur los, wenn es nichts mehr zu schieben gibt.

Gott oder wer auch immer steh mir bei, dass diese Quälerei bald endlich ein Ende hat, ich muss die Wunde ausbluten, damit sich eine trocknende Kruste wie ein Sargdeckel darauf legen kann und endlich heilt, damit ich nie wieder versucht bin, darin zu stochern.

Die Gelegenheit ist günstig.

Euer Ulf

In english

A musical fugue of time
After several months have passed and the cards have advised me to write, yesterday I finally took out the book again, which was begging to be written down like a heavy burden on my shoulders.

I simply have to finish it now so that I can bury this part of my life in my soul. It must be closed. I must no longer have to think about the fact that so many wounds are vegetating there, bleeding.

When it’s finished, I’ll never have to think „oh well“ again and can concentrate on the real story yet to be written, the future.

I’m scared and it hurts like I’m reliving it all, but I’ll only get rid of the urge to push when there’s nothing left to push.

God or whoever help me that this torment will finally end soon, I need to bleed out the wound so that a drying scab can lay on it like a coffin lid and finally heal so that I’m never tempted to poke at it again.

The opportunity is favorable.

Your Ulf

En francaise

Une fugue musicale du temps
Après quelques mois et après que les cartes m’aient conseillé d’écrire, j’ai finalement ressorti hier le livre qui, comme un lourd fardeau sur mes épaules, me suppliait de l’écrire.

Je dois maintenant le terminer afin de pouvoir enterrer cette partie de ma vie dans mon âme. Elle doit être fermée. Je ne dois plus penser que tant de blessures y végètent en saignant.

Quand ce sera terminé, je n’aurai plus besoin de penser „ah oui“ et je pourrai me concentrer sur l’histoire qui reste vraiment à écrire, sur l’avenir.

J’ai peur et j’ai mal, comme si je revivais tout, mais je ne me débarrasse de l’envie de pousser que lorsqu’il n’y a plus rien à pousser.

Que Dieu ou je ne sais qui m’aide à ce que cette torture prenne enfin fin bientôt, il faut que je vide la plaie de son sang pour qu’une croûte séchante puisse s’y déposer comme le couvercle d’un cercueil et enfin guérir, pour que je ne sois plus jamais tenté de la fouiller.

L’occasion est belle.

Votre Ulf

El Español

Una fuga musical del tiempo
Después de que hayan pasado unos meses y las cartas me hayan aconsejado que escriba, ayer por fin volví a sacar el libro, que suplicaba ser escrito como una pesada carga sobre mis hombros.

Simplemente tengo que terminarlo ya para poder enterrar esta parte de mi vida en mi alma. Tiene que estar cerrado. No debo pensar más en el hecho de que tantas heridas vegetan allí, sangrando.

Cuando termine, no tendré que volver a pensar „oh, bueno“ y podré concentrarme en la historia que realmente hay que escribir, el futuro.

Tengo miedo y me duele como si lo estuviera reviviendo todo, pero sólo me quitaré las ganas de empujar cuando ya no quede nada que empujar.

Que Dios o quien sea me ayude a que este tormento termine por fin pronto, necesito desangrar la herida para que una costra de secado se deposite sobre ella como la tapa de un ataúd y cicatrice por fin para no volver a sentir la tentación de hurgar en ella.

La ocasión es propicia.

Tu Ulf

Ein bisschen Argentinien

Mein bester Freund Max, an den sich der ein oder andere Leser vielleicht erinnert, tanzt.

Als er mir vor einigen Monaten erstmals davon erzählte, war ich überrascht, denn als Tänzer kannte ich ihn bis dato nicht.

Aber es hat mich gefreut, dass er einfach anfing und das in vielerlei Hinsicht sein Leben bereicherte. Ich weiss natürlich nicht, wie gut er ist und es ist mir auch egal, denn er wirkt glücklicher als vorher, vielleicht das Schönste, was eine Tätigkeit oder ein Hobby mit einem machen kann.

Und manchmal, wenn man etwas richtig gut macht, und damit meine ich wieder nicht die Talentqualitäten, dann steckt man andere mit seinem Glück an.

Gestern hat er uns angesteckt, denn plötzlich stand nach meinem Unterricht Silvana in beinahe ungeahnt schicker Robe vor meiner Tür und sagte „ich wollte Dich von der Arbeit abholen und mit Dir zum Tanzkurs gehen“.

Ich war irritiert, aber hoch erfreut, denn so habe ich sie schon lange nicht mehr strahlen gesehen und so tanzten wir gemeinsam vor paradiesischer Strandkulisse im Sonnenuntergang gemeinsam unseren ersten Tango.

Danke Max.

Dein Freund Ulf

In english

A little bit of Argentina
My best friend Max who some readers may remember, dances.

When he first told me about it a few months ago, I was surprised because I hadn’t known him as a dancer before.

But I was delighted that he simply started and that it enriched his life in many ways. Of course, I don’t know how good he is and I don’t care, because he seems happier than before, perhaps the best thing an activity or hobby can do to you.

And sometimes, when you do something really well, and again I don’t mean talent, you infect others with your happiness.

Yesterday it infected us, because after my lesson Silvana suddenly stood in front of my door in an almost unexpectedly chic gown and said „I wanted to pick you up from work and take you to dance class“.

I was irritated, but delighted, because I hadn’t seen her look so radiant for a long time and so we danced our first tango together in front of a paradisiacal beach backdrop at sunset.

Thank you Max.

Your friend Ulf

En francaise

Un peu d’Argentine
Mon meilleur ami Max, dont l’un ou l’autre lecteur se souvient peut-être, est danseur.

Lorsqu’il m’en a parlé pour la première fois il y a quelques mois, j’ai été surprise, car je ne le connaissais pas en tant que danseur jusqu’à présent.

Mais cela m’a fait plaisir qu’il se mette simplement à danser et que cela enrichisse sa vie à bien des égards. Bien sûr, je ne sais pas à quel point il est bon et je m’en fiche, car il a l’air plus heureux qu’avant, peut-être la plus belle chose qu’une activité ou un hobby puisse vous faire.

Et parfois, quand on fait vraiment quelque chose de bien, et là encore je ne parle pas de qualités de talent, on contamine les autres avec son bonheur.

Hier, il nous a contaminés, car soudain, après mon cours, Silvana s’est présentée à ma porte dans une robe d’un chic presque insoupçonné et m’a dit „je voulais venir te chercher au travail pour t’emmener au cours de danse“.

J’étais irritée, mais ravie, car cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vue aussi rayonnante. Nous avons donc dansé ensemble notre premier tango devant un décor de plage paradisiaque au coucher du soleil.

Merci Max.

Ton ami Ulf

El Español

Un poco de Argentina
Mi mejor amigo Max, a quien algunos lectores recordarán, baila.

Cuando me lo contó por primera vez hace unos meses, me sorprendió porque no lo conocía como bailarín.

Pero me encantó que simplemente empezara y que eso enriqueciera su vida de muchas maneras. Por supuesto, no sé lo bueno que es y no me importa, porque parece más feliz que antes, quizá lo mejor que te puede hacer una actividad o una afición.

Y a veces, cuando haces algo muy bien, y de nuevo no me refiero al talento, contagias tu felicidad a los demás.

Ayer nos contagió a nosotros, porque después de mi clase Silvana se plantó de repente delante de mi puerta con un vestido casi inesperadamente chic y me dijo „quería recogerte del trabajo y llevarte a clase de baile“.

Yo estaba irritado, pero encantado, porque hacía tiempo que no la veía tan radiante y así bailamos juntos nuestro primer tango frente a un paradisíaco fondo de playa al atardecer.

Gracias, Max.

Tu amigo Ulf

(Sich) lieben lernen

Der Jürmann ist für viele bestimmt nur eine Schrottgurke, die wir uns haben andrehen lassen, aber für uns ist er mehr, viel mehr.

Vielleicht, weil wir ihn uns schön reden und vielleicht stimmt das auch, aber aus der Perspektive, dass alles seinen Grund hat, haben wir den Jürmann nicht ohne Grund.

Was wäre unser Ritt ohne den Jürmann gewesen? Ein Beauty-Konsumtripp, ohne Sorgen und Nöte ignorant von Palme zu Palme, um am Ende einen imposanten Fotoband zu präsentieren, dessen Kernkompetenz darin besteht, Neid zu evozieren und nicht zu leben und erleben.

Der Jürmann ist wie die Seele von Silvana und mir, nicht mehr jung, aber auch noch kein Oldtimer. Lädiert aber fahrtüchtig. Liebenswert durch seine Macken, nicht über angepasste Schönheit.

Die ewig kaputte Tür ist wie das ramponierte Tor zu unserem Innern, eine ewige Baustelle, die sich nicht mal eben reparieren lässt, als wäre nichts gewesen, sondern eine Wunde die heilen muss und dafür Liebe und Sorgfalt braucht.

Denn auch der Jürmann ist ein kontingenter Mikrokosmos aus unzähligen Ursachen und Wirkungen.

Den Jürmann anzunehmen und zu lieben heißt unsere Seelen anzunehmen wie sie sind, nicht schön, sondern besonders. Sich um den Jürmann zu kümmern und sorgen, heißt sich um uns zu kümmern und zu sorgen.

Keine Baustelle war in ihrer Entstehung angenehm, weder seelisch noch beim Jürmann, aber mit jeder lockeren Schraube sind Seele und Jürmann tiefer miteinander verwachsen, bis aus Verwandtschaft Liebe wurde und aus irgendeinem Renault Master unser Jürmann.

Euer Ulf

In english

Learning to love (yourself)
For many people, the Jürmann is probably just a junk wtack that we have allowed ourselves to be sold, but for us it is much, much more.

Maybe it’s because we talk ourselves into it, and maybe that’s true, but from the perspective that everything has a reason, we have the Jürmann for a reason.

What would our ride have been without the Jürmann? A beauty consumption trip, ignorantly going from palm tree to palm tree without a care in the world, only to end up with an impressive photo book whose core competence is to evoke envy and not to live and experience.

Jürmann is like the soul of Silvana and me, no longer young, but not yet an old-timer either. Damaged but roadworthy. Lovable because of its quirks, not because it’s so beautiful.

The eternally broken door is like the battered gateway to our interior, an eternal construction site that can’t just be repaired as if nothing had happened, but a wound that has to heal and needs love and care to do so.

Because the Jürmann is also a contingent microcosm made up of countless causes and effects.

Accepting and loving the Jürmann means accepting our souls as they are, not beautiful, but special. To care and worry about the Jürmann means to care and worry about us.

No construction site was pleasant in its development, neither in terms of the soul nor the Jürmann, but with every loose screw, the soul and the Jürmann grew closer together until kinship became love and some Renault Master became our Jürmann.

Your Ulf

En francaise

Apprendre à (s‘)aimer
Pour beaucoup, le Jürmann n’est certainement qu’un cornichon de pacotille que nous nous sommes laissé vendre, mais pour nous, il est plus, beaucoup plus.

Peut-être parce que nous le trouvons beau, et peut-être que c’est vrai, mais dans la perspective où tout a une raison d’être, nous n’avons pas le Jürmann sans raison.

Qu’aurait été notre chevauchée sans le Jürmann ? Une virée de consommation de beauté, sans soucis ni tracas, ignorant tout, de palmier en palmier, pour présenter à la fin un imposant livre de photos dont le cœur de métier est d’évoquer l’envie et non de vivre et d’expérimenter.

Le Jürmann est comme l’âme de Silvana et moi, plus tout jeune, mais pas encore une voiture de collection. En mauvais état, mais en état de marche. Aimable par ses défauts, pas par sa beauté conforme.

La porte éternellement cassée est comme la porte abîmée de notre intérieur, un éternel chantier qui ne peut pas être réparé comme si de rien n’était, mais une blessure qui doit guérir et qui a besoin pour cela d’amour et de soin.

Car le Jürmann est lui aussi un microcosme contingent composé d’innombrables causes et effets.

Accepter et aimer le Jürmann signifie accepter nos âmes telles qu’elles sont, non pas belles, mais particulières. Prendre soin et s’inquiéter du Jürmann, c’est prendre soin et s’inquiéter de nous.

Aucun chantier n’a été agréable à sa naissance, ni au niveau de l’âme ni au niveau du Jürmann, mais à chaque vis desserrée, l’âme et le Jürmann sont devenus plus étroitement liés, jusqu’à ce que la parenté devienne amour et qu’une Renault Master quelconque devienne notre Jürmann.

Votre Ulf

El Español

Aprender a quererse (a uno mismo)
Probablemente para muchos la Jürmann no sea más que un pepino basura que nos hemos dejado vender, pero para nosotros es mucho, mucho más.

Quizá sea porque lo hacemos sonar bonito, y quizá sea verdad, pero desde la perspectiva de que todo tiene un porqué, nosotros tenemos la Jürmann por algo.

¿Qué habría sido de nuestro viaje sin la Jürmann? Un viaje de consumo de belleza, viajando ignorantemente de palmera en palmera sin importarnos nada el mundo, sólo para acabar con un impresionante álbum de fotos cuya principal competencia reside en evocar envidia en lugar de vivir y experimentar.

Jürmann es como el alma de Silvana y mía, ya no es joven, pero tampoco un veterano. Dañada pero en condiciones de circular. Adorable por sus peculiaridades, no por su belleza personalizada.

La puerta eternamente rota es como la maltrecha puerta de entrada a nuestro interior, una eterna obra en construcción que no se puede reparar como si nada, sino una herida que tiene que cicatrizar y que necesita cariño y cuidados para hacerlo.

Porque el Jürmann es también un microcosmos contingente formado por innumerables causas y efectos.

Aceptar y amar el Jürmann significa aceptar nuestras almas tal y como son, no bellas, pero sí especiales. Preocuparse y ocuparse del Jürmann significa preocuparse y ocuparse de nosotros.

Ninguna obra fue agradable en su desarrollo, ni para el alma ni para el Jürmann, pero con cada tornillo suelto, el alma y el Jürmann se fueron acercando hasta que el parentesco se convirtió en amor y algún Renault Master en nuestro Jürmann.

Tu Ulf

Imagine


Stell Dir vor, du liegst Nachts nach der Arbeit müde im Bett, ein Gewitter zieht auf und Du genießt das leichte Prasseln, das langsam stärker wird.

Schnell alle Luken schließen ist der Plan, damit es nicht reinregnet und plötzlich fliegt die Tur raus.

Stell Dir vor, Du regst dich schon nicht mehr auf, auch wenn es alle Pläne zunichte macht, die gemeinsam geschmiedet wurden. Du hängst einfach alles mit einem Duschvorhang zu und vertagst die Reperatur auf den kommenden Tag.

Und dann, wenn Du dir nach einer unruhigen Nacht denkst, ich bestelle das Teil einfach neu, warte nur wieder drei Wochen und stellst dann fest, dass Deine ehemalige Chefin Dich nicht um 112,50 Euro, sondern 343 Euro betrogen hat.

Und dann stell Dir vor, dass Deine Frau die Ruhe behält, sagt „Wir schaffen das“, Dich umarmt und Dir alle Sorgen abnimmt, damit du arbeiten und schreiben kannst, während sie die Sache in die Hand nimmt.

Stell Dir vor: Fur mich ist das der Himmel auf Erden.

Euer Ulf

In english

Imagine!
Imagine you’re lying tired in bed at night after work, a thunderstorm rolls in and you enjoy the light pattering that slowly gets stronger.

The plan is to quickly close all the hatches so that it doesn’t rain in and suddenly the door flies out.

Imagine that you are no longer upset, even though it ruins all the plans you had made together. You simply cover everything with a shower curtain and postpone the repair until the next day.

And then, after a restless night, you think to yourself, I’ll just order the part again, wait another three weeks and then realize that your former boss hasn’t cheated you out of 112.50 euros, but 343 euros.

And then imagine that your wife keeps calm, says „We can do this“, hugs you and takes all your worries away so that you can work and write while she takes matters into her own hands.

Imagine that: For me, that’s heaven on earth.

Your Ulf

En francaise


Imagine !
Imagine que tu es fatigué dans ton lit la nuit après le travail, qu’un orage éclate et que tu apprécies le léger crépitement qui s’intensifie lentement.

Tu as l’intention de fermer rapidement toutes les lucarnes pour éviter que la pluie ne tombe à l’intérieur, et soudain, le Tur s’envole.

Imagine que tu ne t’énerves déjà plus, même si cela réduit à néant tous les plans qui ont été forgés ensemble. Tu recouvres simplement tout d’un rideau de douche et tu remets la réparation au lendemain.

Et puis, après une nuit agitée, tu te dis que je vais tout simplement commander une nouvelle pièce, attendre à nouveau trois semaines, et tu constates que ton ancienne patronne ne t’a pas escroqué de 112,50 euros, mais de 343 euros.

Imagine ensuite que ta femme garde son calme, dise „on va y arriver“, te prenne dans ses bras et te décharge de tous tes soucis pour que tu puisses travailler et écrire pendant qu’elle prend les choses en main.

Imaginez un peu : Pour moi, c’est le paradis sur terre.

Votre Ulf

El Español


Imagínatelo
Imagina que estás tumbado en la cama cansado después del trabajo por la noche, se acerca una tormenta y disfrutas del ligero repiqueteo que poco a poco se hace más fuerte.

El plan es cerrar rápidamente todas las escotillas para que no entre la lluvia y, de repente, la puerta sale volando.

Imagina que ya no te molesta, aunque anula todos los planes que habíais hecho juntos. Simplemente lo cubres todo con una cortina de ducha y pospones la reparación hasta el día siguiente.

Y luego, tras una noche agitada, piensa para sí: „Volveré a pedir la pieza, esperaré otras tres semanas y me daré cuenta de que su antiguo jefe no le ha estafado 112,50 euros, sino 343 euros“.

Y luego imagina que tu mujer mantiene la calma, te dice „Podemos hacerlo“, te abraza y te quita todas las preocupaciones para que puedas trabajar y escribir mientras ella se ocupa de sus asuntos.

Imagínatelo: Para mí, eso es el cielo en la tierra.

Su Ulf

Irgendwie, irgendwo, irgendwann


Die Zeit vergeht wie im Flug und ich bin froh, dass ich sie nicht nur wie einen vorbeirauschenden Schnellzug erlebe, sondern in ihm sitze, denn wie unerträglich Altern ist, wenn man nur Leidtragender ist, kennen viele.

Jetzt schaue ich aus dem Fenster und sehe die Monate und Jahreszeiten wie Laub an mir vorbei ziehen. Ereignisse werden zu Bäumen, die nur noch unscharf als etwas manifestiert es erscheinen und mit jedem Moment in dem ich fahre, werden sie undeutlicher.

Nur manchmal, wenn der Jürmann pausiert, um zu tanken, oder Silvana und ich uns die Beine vertreten müssen oder wollen, werden einige Momente wieder zu realen Emotionen, die mich nachdenklich machen.

Heute ist wieder so ein Tag, der mir in seiner Erscheinung vor sieben Jahren wie eine bleibende Wunde in den Geist gebrannt ist.
Denn vor sieben Jahren starb mein Papa.

Anfangs litt ich sehr unter dem Verlust, weil ich immer nur sah, dass er mich immer finanziell unterstützte, wenn ich am Boden war, aber je häufiger der Baum der wiederkehrenden Erfahrung an mir vorbei zieht, desto komplexer wird mein Bild von ihm, diesem Mann, dem ich mein Leben zu verdanken habe, aber auch Erfahrungen unter denen ich bis heute so leide, dass ich grad ein Buch darüber schreibe.

Denn, dass ich so auf ihn angewiesen war, begründet sich auch auf Wunden, die er mir zufügte und die mich lange nicht aufrecht stehen ließen. Er war nämlich nicht immer da, wenn ich ihn brauchte, da ich bis zu seinem letzten Atemzug um seine Anerkennung buhlte, die ich gefühlt nie bekam.

Ich war bis zum Schluss eine solche Enttäuschung für ihn, dass er dem Arzt verboten hat, dass ich ihn im Krankenhaus besuchen konnte.

Ich weiss nicht, ob er mir verzeihen wollte, aber ich will es und schaffe es auch; irgendwann, ich trage immerhin seinen Ehering.

Ruhe in Frieden Papa,

Dein Sohn

In english

Somehow, somewhere, sometime
Time flies by and I’m glad that I’m not just experiencing it like an express train rushing by, but that I’m sitting on it, because many people know how unbearable ageing is when you’re just a sufferer.

Now I look out of the window and see the months and seasons pass by like leaves. Events become trees that only appear blurred as something manifested and with every moment I drive, they become more indistinct.

Only sometimes, when Jürmann takes a break to refuel or Silvana and I need or want to stretch our legs, do some moments become real emotions again that make me think.

Today is another one of those days that, when it happened seven years ago, burned into my mind like a permanent wound.
Because seven years ago, my dad died.

At first I suffered a lot from the loss because I only ever saw him supporting me financially when I was down, but the more often the tree of recurring experiences passes me by, the more complex my image of him becomes, this man to whom I owe my life, but also experiences that I still suffer from to this day, so much so that I am currently writing a book about them.

The fact that I was so dependent on him is also due to the wounds he inflicted on me, which left me unable to stand upright for a long time. He wasn’t always there when I needed him, as I fought for his approval until his last breath, which I felt I never got.

I was such a disappointment to him until the end that he forbade the doctor to let me visit him in hospital.

I don’t know if he wanted to forgive me, but I want to and I will manage it; at some point, after all, I wear his wedding ring.

Rest in peace dad,

your son

En francaise

D’une manière ou d’une autre, quelque part, un jour
Le temps passe à une vitesse folle et je suis heureux de ne pas seulement le vivre comme un train rapide qui passe, mais d’être assis dedans, car beaucoup de gens savent à quel point vieillir est insupportable quand on ne fait que le subir.

Maintenant, je regarde par la fenêtre et je vois les mois et les saisons défiler comme des feuilles mortes. Les événements deviennent des arbres qui n’apparaissent plus que de manière floue comme quelque chose de manifesté, et à chaque moment où je conduis, ils deviennent moins clairs.

Ce n’est que parfois, lorsque Jürmann s’arrête pour faire le plein, ou que Silvana et moi devons ou voulons nous dégourdir les jambes, que certains moments redeviennent des émotions réelles qui me font réfléchir.

Aujourd’hui, c’est à nouveau un de ces jours dont l’apparition, il y a sept ans, est gravée dans mon esprit comme une blessure durable.
Car il y a sept ans, mon papa est décédé.

Au début, j’ai beaucoup souffert de cette perte, car je ne voyais que le fait qu’il me soutenait toujours financièrement lorsque j’étais au plus bas, mais plus l’arbre de l’expérience récurrente passe devant moi, plus l’image que j’ai de lui, cet homme à qui je dois la vie, mais aussi des expériences dont je souffre encore aujourd’hui au point que je suis en train d’écrire un livre à ce sujet.

Car si j’ai tant dépendu de lui, c’est aussi en raison des blessures qu’il m’a infligées et qui m’ont longtemps empêchée de me tenir debout. Il n’était pas toujours là quand j’avais besoin de lui, car jusqu’à son dernier souffle, je me suis battue pour obtenir son approbation, que je n’ai jamais eue.

Jusqu’à la fin, j’ai été une telle déception pour lui qu’il a interdit au médecin que je puisse lui rendre visite à l’hôpital.

Je ne sais pas s’il voulait me pardonner, mais je le veux et j’y arriverai ; un jour, je porte tout de même son alliance.

Repose en paix, papa,

Ton fils

El Español


De algún modo, en algún lugar, en algún momento
El tiempo pasa volando y me alegro de no vivirlo sólo como un tren expreso que pasa a toda velocidad, sino de estar sentada en él, porque mucha gente sabe lo insoportable que es envejecer cuando sólo eres el que lo sufre.

Ahora miro por la ventana y veo pasar los meses y las estaciones como hojas. Los acontecimientos se convierten en árboles que sólo aparecen borrosos cuando algo se manifiesta y, a cada momento que conduzco, se vuelven más indistintos.

Sólo a veces, cuando Jürmann hace una pausa para repostar o Silvana y yo necesitamos o queremos estirar las piernas, algunos momentos vuelven a ser emociones reales que me hacen pensar.

Hoy es otro de esos días que, cuando ocurrió hace siete años, se grabó a fuego en mi mente como una herida permanente.
Porque hace siete años murió mi padre.

Al principio sufrí mucho por la pérdida porque sólo le veía apoyarme económicamente cuando yo estaba mal, pero cuanto más me pasa el árbol de las experiencias recurrentes, más compleja se vuelve mi imagen de él, ese hombre al que le debo la vida, pero también experiencias de las que todavía sufro a día de hoy, tanto que actualmente estoy escribiendo un libro sobre ello.

El hecho de que dependiera tanto de él se debe también a las heridas que me infligió, que me dejaron incapaz de mantenerme erguida durante mucho tiempo. No siempre estuvo ahí cuando lo necesité, pues luché por su aprobación hasta su último aliento, que sentí que nunca obtuve.

Le decepcioné tanto hasta el final que prohibió al médico que le visitara en el hospital.

No sé si quería perdonarme, pero yo quiero hacerlo y lo conseguiré; en algún momento, después de todo, llevo su anillo de boda.

Descansa en paz, papá,

tu hijo

Es ist soweit!

Viel zu lange hat mein Buch wieder auf Halde gelegen. Viel zu lange habe ich meine Leidenschaft, das Schreiben, auf den Blog beschränkt.

Jetzt ist die Zeit endlich da, weiter an meinen Geschichten zu schreiben, endlich nicht ständig für den Jürmann Chatten müssen, sondern den Fokus wieder auf das zu legen, weshalb ich überhaupt losgefahren bin. Ich will und muss schreiben.

Die Reise soll mich dazu inspirieren und mir die nötige Distanz zur Welt verschaffen, die ich so dringend brauche, um mich konzentrieren zu können und tief in meine Seele einzutauchen.

Bei diesem Prozess kann ich Zeitung, Facebook und Instagram nicht gebrauchen und ritualisierte Nöte ebensowenig.

Ich freue mich sehr und bin so dankbar, dass mein Schatz nicht nur meiner Meinung ist, sondern mich dabei unterstützen möchte.

Euer Ulf

In english

The time has come
My book has been on the back burner for far too long. For far too long I have limited my passion, writing, to the blog.

Now the time has finally come to continue writing my stories, to finally stop chatting for the Jürmann and focus on what I set out to do in the first place. I want and need to write.

The trip should inspire me and give me the necessary distance from the world that I so desperately need to be able to concentrate and dive deep into my soul.

I don’t need newspapers, Facebook and Instagram for this process, and neither do I need ritualized hardships.

I am very happy and so grateful that my sweetheart not only agrees with me, but also wants to support me.

Your Ulf

En francaise

Le moment est venu
Cela fait bien trop longtemps que mon livre est à nouveau en attente. Pendant trop longtemps, j’ai limité ma passion, l’écriture, au blog.

Maintenant, le temps est enfin venu de continuer à écrire mes histoires, de ne pas devoir chatter constamment pour le Jürmann, mais de me concentrer à nouveau sur ce pourquoi je suis partie. Je veux et je dois écrire.

Le voyage doit m’inspirer et me donner la distance nécessaire par rapport au monde, distance dont j’ai tant besoin pour pouvoir me concentrer et plonger au plus profond de mon âme.

Dans ce processus, je n’ai pas besoin des journaux, de Facebook et d’Instagram, ni de la détresse ritualisée.

Je suis très heureuse et reconnaissante que mon chéri ne soit pas seulement de mon avis, mais qu’il veuille me soutenir dans cette démarche.

Votre Ulf

El Español

Ha llegado el momento
Mi libro ha estado en un segundo plano durante demasiado tiempo. Durante demasiado tiempo he limitado mi pasión, la escritura, al blog.

Por fin ha llegado el momento de seguir escribiendo mis historias, de no tener que seguir charlando para Jürmann, sino de volver a centrarme en lo que me propuse hacer en primer lugar. Quiero y necesito escribir.

El viaje debe inspirarme y darme la distancia necesaria del mundo que tan desesperadamente necesito para poder concentrarme y sumergirme en lo más profundo de mi alma.

No necesito periódicos, Facebook e Instagram para este proceso, ni tampoco dificultades ritualizadas.

Estoy muy contenta y agradecida de que mi amor no sólo esté de acuerdo conmigo, sino que también quiera apoyarme.

Tu Ulf

II. Kapitel

Oxi Ημέρα ([ochi iméra] -Nein Tag) an diesem Tag 1940 erteilten die Griechen Benito Mussolini eine Absage auf die Verwarnung „ruhig bleiben oder besetzt werden“).

Es war eine unmissverständliche Antwort auf die eindeutigen Absichten bei der Besetzung Albaniens von den Italienern vor den Toren Griechenlands.

Heute haben die Italiener Albanien als Verbündeten und bauen dort ihr Guantanamo und was machen die Griechen? Sie rüsten an der türkischen Grenze auf und wappnen sich für einen drohenden Weltkrieg.

Die Griechen reden nicht viel, die Griechen sagen „oxi“, auch wenn sie sich gerne reden hören. Manchmal reicht ein „nein“, um alles gesagt zu haben.

Griechisch, dessen Worte etymologisch in so vielen Sprachen verwurzelt ist, ist also keine fremde Sprache, sondern nur etwas, das uns fremd geworden ist.

Man denke an Oxident, Eucharistiefeier (Danksagung), Pharmazie und Exit.

Griechisch und Griechenland sind für mich Bedeutungspoesie, die zumindest dem Deutschen verloren gegangen scheint. Uns reicht nicht gut, wir wollen „besser“.

Aber wie kann man „Nein“ noch besser machen? Im Anfang des Films „Trainspotting“ heißt es nach einer Aufzählung von obligatorischen Zustimmungen: Ich habe zum Ja-sagen „Nein“ gesagt.

Und ich? Ich habe so oft „nein“ gesagt, dass ich das „Ja-sagen“ wieder lernen muss. So klar, so deutlich so für sich stehend, ganz ohne Erklärungen.

Denn ich habe nur zu einem heute „oxi“ gesagt, zum ewigen „Nein-sagen“, dem „Nein-sagen aus Prinzip..

Fast ironisch, dass das griechische Ja „Ναι“ heißt.

Bis morgen,

Euer Ulf

In english

Chapter II
Oxi Ημέρα ([ochi iméra] -No day) on this day in 1940, the Greeks refused Benito Mussolini’s warning to „stay calm or be occupied“).

It was an unequivocal response to the clear intentions of the Italians to occupy Albania at the gates of Greece.

Today, the Italians have Albania as an ally and are building their Guantanamo there and what are the Greeks doing? They are arming themselves on the Turkish border and preparing for an impending world war.

The Greeks don’t talk much, the Greeks say „oxi“, even if they like to hear themselves talk. Sometimes one „no“ is enough to say it all.

Greek, whose words are etymologically rooted in so many languages, is therefore not a foreign language, but just something that has become foreign to us.

Think of Oxident, Eucharist (thanksgiving), pharmacy and exit.

For me, Greek and Greece are poetry of meaning that seems to have been lost, at least to German. Good is not enough for us, we want „better“.

But how can you make „no“ even better? At the beginning of the movie „Trainspotting“, after a list of obligatory consents, it says: I said „no“ to saying „yes“.

And me? I have said „no“ so often that I have to learn to say „yes“ again. So clearly, so clearly standing on my own, without any explanations.

Because I have only said „oxi“ to one thing today, to the eternal „saying no“, the „saying no out of principle“.

It’s almost ironic that the Greek yes is called „Ναι“.

See you tomorrow,

Your Ulf

En francaise

IIème chapitre
Oxi Ημέρα ([ochi iméra] -Non jour) ce jour-là en 1940, les Grecs donnèrent à Benito Mussolini une fin de non-recevoir à l’avertissement „rester calme ou être occupé“).

Il s’agissait d’une réponse sans équivoque aux intentions claires lors de l’occupation de l’Albanie par les Italiens aux portes de la Grèce.

Aujourd’hui, les Italiens ont l’Albanie comme alliée et y construisent leur Guantanamo, et que font les Grecs ? Ils s’arment à la frontière turque et se préparent à une guerre mondiale imminente.

Les Grecs ne parlent pas beaucoup, les Grecs disent „oxi“, même s’ils aiment s’entendre parler. Il suffit parfois d’un „non“ pour avoir tout dit.

Le grec, dont les mots sont étymologiquement enracinés dans tant de langues, n’est donc pas une langue étrangère, mais seulement quelque chose qui nous est devenu étranger.

Il suffit de penser à Oxident, à la célébration de l’eucharistie (action de grâce), à la pharmacie et à Exit.

Le grec et la Grèce sont pour moi une poésie de la signification, qui semble avoir été perdue, du moins pour l’allemand. Pour nous, bien ne suffit pas, nous voulons „mieux“.

Mais comment rendre „non“ encore meilleur ? Dans le début du film „Trainspotting“, après une énumération de consentements obligatoires, on peut lire : „Non“ : J’ai dit „non“ pour dire „oui“.

Et moi ? J’ai si souvent dit „non“ que je dois réapprendre à dire „oui“. Si clairement, si distinctement, sans aucune explication.

Car je n’ai dit „oxi“ qu’à une seule chose aujourd’hui, l’éternel „dire non“, le „dire non par principe“.

Presque ironiquement, le oui grec se dit „Ναι“.

A demain, donc,

Votre Ulf

El Español

IIème chapitre
Oxi Ημέρα ([ochi iméra] -Non jour) ce jour-là en 1940, les Grecs donnèrent à Benito Mussolini une fin de non-recevoir à l’avertissement „rester calme ou être occupé“).

Il s’agissait d’une réponse sans équivoque aux intentions claires lors de l’occupation de l’Albanie par les Italiens aux portes de la Grèce.

Aujourd’hui, les Italiens ont l’Albanie comme alliée et y construisent leur Guantanamo, et que font les Grecs ? Ils s’arment à la frontière turque et se préparent à une guerre mondiale imminente.

Les Grecs ne parlent pas beaucoup, les Grecs disent „oxi“, même s’ils aiment s’entendre parler. Il suffit parfois d’un „non“ pour avoir tout dit.

Le grec, dont les mots sont étymologiquement enracinés dans tant de langues, n’est donc pas une langue étrangère, mais seulement quelque chose qui nous est devenu étranger.

Il suffit de penser à Oxident, à la célébration de l’eucharistie (action de grâce), à la pharmacie et à Exit.

Le grec et la Grèce sont pour moi une poésie de la signification, qui semble avoir été perdue, du moins pour l’allemand. Pour nous, bien ne suffit pas, nous voulons „mieux“.

Mais comment rendre „non“ encore meilleur ? Dans le début du film „Trainspotting“, après une énumération de consentements obligatoires, on peut lire : „Non“ : J’ai dit „non“ pour dire „oui“.

Et moi ? J’ai si souvent dit „non“ que je dois réapprendre à dire „oui“. Si clairement, si distinctement, sans aucune explication.

Car je n’ai dit „oxi“ qu’à une seule chose aujourd’hui, l’éternel „dire non“, le „dire non par principe“.

Presque ironiquement, le oui grec se dit „Ναι“.

A demain, donc,

Votre Ulf