Menschen

Es gab einmal eine Zeit, da lebte diese Erde von Vielfalt, Andersartigkeit und Unterschieden, die diesen einst so schönen Planeten so bereichert haben; auch durch Reibereien.

Aber irgendwann stellte man fest, dass es gesünder ist so oder so zu sein und das hat so viele überzeugt dass es am Ende keine Wahl mehr war, gesund zu leben, sondern eine Pflicht.

Und wo man schon beim Vorschreiben war, setzte man auch gleich fest, was schön und gut ist, richtig und falsch, böse, verwerflich und darüber tadelns und verachtenswürdig.

Wie praktisch, dass es diese Argumentationskette gab, denn dann merkt keiner, dass er nicht für sich besser wird, sondern für andere.

Der Gesunde muss sich nicht über den Kranken echauffieren, weil es doch logisch ist, dass man so wie er leben will, vom einzigen wahren Nutznießer, dem Geld, ganz abgesehen.

Gesund und schön zu sein, wurde eine Pflicht und aus besonders weil gesund und schön, wurde normal.

Man und Frau und alle dazwischen und außerhalb die diesen Maximen nicht entsprechen wollten (denn eigentlich kann das ja jeder der will, so die Logik), wurden ausgestoßen.

Aus besonders wurde gleich und es wird die Zeit geben, wo gleich überflüssig sein wird, denn warum sein, wenn es einen oder eine als so wie man ist schon gibt?

Euer Ulf

In english

There was once a time when this earth thrived on diversity, otherness and differences, which enriched this once beautiful planet; also through friction.

But at some point, people realized that it was healthier to be one way or the other and this convinced so many that in the end it was no longer a choice to live healthily, but a duty.

And while we were on the subject of prescribing, we also established what was good and what was right and wrong, evil, reprehensible and above all reprehensible and despicable.

How convenient that this chain of reasoning existed, because then no one would notice that they were not getting better for themselves, but for others.

The healthy person doesn’t have to get angry at the sick person because it’s logical to want to live like them, not to mention the only real beneficiary, money.

Being healthy and beautiful would become a duty and being special because you are healthy and beautiful would become normal.

Men and women and everyone in between and outside who did not want to conform to these maxims (because anyone who wants to can, according to the logic) were cast out.

Special became equal and there will be a time when equal will be superfluous, because why be, when there is already one or one as one is?

Your Ulf

En francaise

Il fut un temps où cette terre vivait de la diversité, de l’altérité et des différences qui enrichissaient tant cette planète autrefois si belle ; même par des frictions.

Mais à un moment donné, on s’est rendu compte qu’il était plus sain d’être comme ceci ou comme cela, et cela a convaincu tant de gens qu’au final, ce n’était plus un choix de vivre sainement, mais une obligation.

Et tant qu’à prescrire, on a aussi fixé ce qui est beau et bon, juste et faux, mauvais, répréhensible et par-dessus tout blâmable et méprisable.

Comme c’était pratique d’avoir cette chaîne d’arguments, car personne ne remarque alors qu’il ne s’améliore pas pour lui-même, mais pour les autres.

La personne en bonne santé n’a pas besoin de s’en prendre au malade, car il est tout de même logique de vouloir vivre comme lui, sans parler du seul véritable bénéficiaire, l’argent.

Être en bonne santé et beau deviendrait un devoir et de spécial parce que sain et beau, deviendrait normal.

L’homme et la femme et tous ceux qui se trouvaient entre les deux et à l’extérieur et qui ne voulaient pas se conformer à ces maximes (car en fait, tous ceux qui le voulaient pouvaient le faire, selon la logique) étaient rejetés.

De spécial, on est devenu égal, et il arrivera un moment où l’égal sera superflu, car pourquoi être si l’on existe déjà tel que l’on est ?

Votre Ulf

El Español

Hommes
Il fut un temps où cette terre vivait de la diversité, de l’altérité et des différences qui enrichissaient tant cette planète autrefois si belle ; même par friction.

Mais à un moment donné, on s’est rendu compte qu’il était plus sain d’être comme ceci ou comme cela, et cela a convaincu tant de gens qu’au final, vivre sainement n’était plus un choix, mais une obligation.

Et puisqu’on en était à imposer quelque chose, on définissait aussi ce qui était beau et bon, juste et faux, mauvais, répréhensible et surtout blâmable et méprisable.

Comme il était pratique d’avoir cette chaîne d’arguments, car ainsi personne ne remarque qu’il ne s’améliore pas pour lui-même, mais pour les autres.

Le bien portant n’a pas besoin d’attaquer le malade, car il est logique qu’il veuille vivre comme lui, sans parler du seul véritable bénéficiaire, l’argent.

Être en bonne santé et beau deviendrait un devoir et de spécial, parce que sain et beau, deviendrait normal.

L’homme et la femme, et tous ceux qui se trouvaient entre les deux et en dehors et qui ne voulaient pas se conformer à ces maximes (car en fait, tous ceux qui le voulaient pouvaient le faire, selon la logique), étaient rejetés.

De spécial, on est devenu égal, et il viendra un temps où l’égal deviendra superflu, car pourquoi être si l’on existe déjà tel que l’on est ?

Votre Ulf

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